26 ans déclarés au recensemnt 1666 28 ans déclarés au recensement 1667 42 ans déclarés au recensement 1681 à Montréal - arrivé à Montréal le 29.09.1659 [1]
CUILLERIER RENÉ engagé de l'Hôtel-Dieu de Montréal colon né probablement à Veron diocèse d'Angers vers 1639 fils de Julien Cuillerier et de Julienne Faifeu décédé à Montréal vers 1712.
René Cuillerier arriva en Nouvelle-France le 7 septembre 1659. Il avait signé un engagement avec soeur Judith Moreau de Brésoles supérieure de l'Hôtel-Dieu de Montréal devant le notaire A. Demontreau à La Rochelle le 8 juin 1659. Par ce il devenait serviteur de l'hôpital de Ville-Marie à un salaire annuel de 75 livres. Dès l'automne il était à Montréal et le 25 octobre 1661 avec quelques colons secondés de membres de la garnison et dirigés par l'abbé Guillaume Vignal il se rendit à l'île à la Pierre dans le Saint-Laurent pour y extraire des matériaux destinés à l'achèvement de la contruction du premier séminaire de Montréal. Mal lui en prit car les Iroquois qui rôdaient dans les environs attaquèrent les travailleurs en tuèrent quelques-uns en blessèrent d'autres et capturèrent Vignal Claude de Brigeac Cuillerier et Jacques Dufresne. Cuillerier et Brigeac furent emmenés en captivité chez les Onneiouts. Ils reçurent la bastonnade et Cuillerier eut les ongles arrachés. Les Indiens décidèrent alors de brûler les deux Français. Brigeac fut supplicié le premier mais Cuillerier fut sauvé par une Indienne qui demanda à l'adopter « afin de lui tenir la place de son frère ». Durant sa captivité qui dura 19 mois il rencontra d'autres compagnons d'infortune : Michel Messier dit Saint-Michel et Urbain Tessier dit Lavigne. Au printemps de 1663 Cuillerier profita d'une partie de chasse avec les Onneiouts auxquels s'étaient joints des Agniers et quelques Français captifs pour s'enfuir vers la Nouvelle-Hollande. Il se rendit au fort Orange d'où il passa à Boston pour atteindre finalement Québec. De retour à Montréal à la fin de l'été il reprit son service chez les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu. Le 20 mai 1665 il s'établit sur l'île de Montréal ayant obtenu des Sulpiciens une concession de 45 arpents. Cette terre fera partie du fief de Verdun concédé en 1671. Il participa à la fondation de Lachine et en devint le premier marguillier en 1675. L'année suivante sa maison fortifiée prit le nom de fort Cuillerier. Au rec. 1681 il avait 32 arpents en valeur et il possédait six fusils un pistolet et six bêtes à cornes. Malade depuis un certain temps Cuillerier fit son testament le 22 mars 1712 devant le curé Louis-Michel de Vilermaula* de Lachine. Ses dernières volontés seront déposées dans le greffe de Jean-Baptiste Adhémar* le 26 janvier 1716. Même si la date de sa mort nous est inconnue un acte notarié du 27 janvier 1718 passé devant le notaire Adhémar et déposé dans le greffe de Michel Lepallieur nous signale que la dame Lucault est « demeuré veufve dud Sieur son époux depuis plus de Cinq ans ». René Cuillerier avait épousé le 13 avril 1665 dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Montréal Marie Lucault fille de Léonard Barbeau dit Lucault et de Barbe Poisson. De ce mariage sont nés 16 enfants dont 7 ont été baptisés à Montréal et les autres à Lachine.
Claude Perrault
AJM Greffe de J.-B. Adhémar- Greffe de Michel Lepailleur - Registres d'état civil de Notre-Dame de Montréal - Registre d'état civil de Lachine.- Archives du séminaire de Saint-Sulpice Paris François Citoys de Chaumaux Estat des concessions faites par les seigneurs de Montréal.- JJ Laverdière et Casgrain.- Recensements du Canada 1667 et 1681 Sulte.- Camille Bertrand Monsieur de La Dauversière fondateur de Montréal et des religieuses hospitalières de Saint-Joseph 1597-1659 Montréal 1947 230.- [Faillon] Histoire de la colonie française.- Archange Godbout Les passagers du Saint-André - la recrue de 1659 « Société généalogique canadienne-française » V Montréal 1964.- Mondoux L'Hôtel-Dieu de Montréal 239 246 247.